Aspect synthétique de la ville

 

La principale industrie reste celle des métaux

DONNÉES GÉOGRAPHIQUES:
Située à la limite du Pays Noir, du Centre et de la Thudinie, Fontaine-l'Évêque, avec une superficie de 1.144 hectares et une altitude de plus ou moins 100 mètres, est bâtie sur un terrain houiller faisant partie du vaste bassin franco-belgo-allemand. Par là, elle a participé depuis près de l50 ans, à l'industrialisation du pays. La commune est bornée au Nord par Forchies-la-Marche, au Nord-Est par Souvret, à l'Est par Goutroux, au Sud-Est par Landelies, au Sud par Leernes et à l’Ouest par Anderlues. Notons que Piéton et Monceau qui n'ont pas de frontière avec Fontaine, se trouvent cependant à quelques centaines de mètre de la limite de celle-ci. Fontaine-l’Évêque est arrosée par l'Ernelle, venant de Forchies ; cette rivière descend en direction Nord-Sud jusqu'à la voie ferrée Fontaine-Piéton; de là, elle prend la direction Ouest-Est, traverse le domaine du château et se dirige vers Goutroux; sa longueur sur notre territoire est de 4150 mètres. Les affluents de l’Ernelle sur notre territoire sont :

-- le ruisseau de la Charbonnière qui longe le bois du même nom

-- le ruisseau du bois qui s'échappe de celui-ci et rejoint l'Ernelle avant Goutroux

-- les ruisseaux de Blanche Maison et de Belle Fontaine qui se réunissent avant d'atteindre l'Ernelle

-- la Babelonne qui prend sa source sous le terril numéro 1, traverse la Queue du Vivier, le vieux cimetière (ce qui lui a valu le surnom de « ruisseau à la tête de mort »), s'engouffre dans l'égout de la rue d'Assaut, passe sous la Grand-rue, traverse le domaine du château et rejoint l'Ernelle à la sortie de ce domaine, face à l’avenue des Déportés ;

-- le ruisseau de Beaulieusart, qui à son début, fait la limite entre Fontaine et Leernes, passe au Paradis, traverse la route de Charleroi et rejoint l'Ernelle.

Trois sources importantes alimentent Fontaine en eau potable : le captage de la côte du Berger et celui de la Belle Fontaine exclusivement réservés aux habitants de la ville ; la troisième source, celle de l'Ermitage a été captée et refoulée dans un château d’eau situé à la limite de Fontaine et d’Anderlues ; elle fournit de l'eau aux communes de Fontaine, Leernes, Landelies, Goutroux et Monceau, groupées en Intercommunale.

Bien que située en zone industrielle, notre ville profite d'une saine atmosphère. La prédominance des vents d'Ouest nous apporte un air pur venant des campagnes de Lobbes et d’Anderlues ; lorsque le vent est à l’Est , le bois de la Charbonnière, prolongé par celui de Monceau, forme un , écran protecteur qui filtre l'air et nous protège des poussières du Pays Noir.

LES VOIES DE COMMUNICATION:
Réseau routier externe

Le réseau routier donne accès vers toutes les communes périphériques : vers Anderlues dans un sens, vers Goutroux, Landelies dans l’autre par la route de Charleroi à Mons (route nationale 22) ; vers Forchies, Souvret, Courcelles par la route provinciale qui part du Pétria, passe par la rue des Houillères, rue J. Despy, rue de la Bouverie et rue de Forchies ; vers Goutroux par la rue de Roux et le Cavalier ; vers Piéton par la rue du Repos et la rue de Piéton ; vers Leernes et Landelies par la rue L. De1attre et la rue de Leernes.

Signalons encore la rue Blanche Maison qui conduit à Anderlues, plus spécialement au hameau de Lalue et la rue Roton qui conduit également à Anderlues, au lieu-dit Calvaire. Enfin, partant de Joli-Bois, un chemin se dirige vers Mouligneau, hameau de Forchies-la-Marche.

Réseau routier interne

Les rues de la ville et les chemins des hameaux sont en bon état, la plupart d'entre eux sont pourvus d'égouts ; tous sont équipés d'un éclairage électrique moderne. Malheureusement, la voirie de la ville ancienne est fort étroite et pose des problèmes de circulation ; les remèdes à y apporter sont fort onéreux. Le problème du parking pourrait être facilement résolu si les automobilistes s’arrêtaient sur les places de l'Esplanade, du Marché, du Préau , du Chauffour Francis au lieu de garer leur véhicule dans l'axe principal allant du Nouveau Philippe à la Queue du Vivier par la Grand-rue et la rue J. Despy.

Réseau ferroviaire

La ligne 112 de la S. NC. B. permet l'accès vers le Pays Noir et 1e Centre ; elle donne de plus communication pour Bruxelles par la gare de Marchienne-au-Pont. Il faut regretter la grande diminution de trains de voyageurs sur cette ligne, diminution qui en limite fortement l'utilité. Le réseau des vicinaux est heureusement plus étoffé : en plus des lignes 90 (Charleroi-Fontaine-Binche-Mons), 30 (Charleroi-Fontaine-La Louvière) et 92 (Charleroi-Fontaine-Anderlues-Thuin), un vicinal relie Fontaine à Trazegnies par Forchies et Souvret (1igne 79).

Depuis quelques années, un autobus effectue le trajet Piéton-Fontaine-Montigny-le-Tilleul, Mont-surMarchienne-Charleroi (ligne 173).

LA POPULATION:
Au 1er janvier 1967, la population était de 9.339 habitants dont 4.646 hommes et 4.693 femmes.

Le nombre de citoyens belges s'élevait à 6.747 unités ; celui des étrangers à 2.592 ; ce dernier se répartissait comme suit :

-- Italiens : 2.043

-- Polonais : 164

-- Français : 122

-- Grecs : 56

-- Hongrois : 33

-- Espagnols : 31

-- Allemands : 22

-- Turcs : 19

-- Marocains : 16

-- Suisses : 10

-- Britanniques : 9

-- Lithuaniens : 9

-- Yougoslaves : 9

-- Russes : 8

-- Américains : 6

-- Hollandais : 6

-- Albanais : 4

-- Congolais : 2

-- Lettons : 2

-- Tchécoslovaques : 2

-- Portugais : 1

-- Apatrides: 18

Approximativement 30 % de la population exercent une profession : parmi les travailleurs, on évalue les emplois dans l'industrie à 70 %, dans l'agriculture à 5 % ; le commerce, le transport, le bâtiment et les services publics se partagent les 25 % restants.

LE LOGEMENT:
Le nombre d'habitations en 1967 était de plus de trois mille.

Trois espèces d'habitats s'y retrouvent :

l'habitat rural

Il se situe principalement dans les hameaux ; il est généralement constitué de bâtiments en pierres calcaires ; certains sont chaulés ; c'est souvent le cas des fermes ;

l’habitat industriel

Il est établi à l’extérieur des anciennes fortifications de la ville ; maisons modestes avec un seul étage, elles sont les plus nombreuses ; parfois on les retrouve sous forme de corons ; elles sont généralement construites en briques et les plus anciennes ne sont rien moins que des taudis ;

l'habitat urbain

Il est spécialement situé à l'intérieur de l'ancienne ville mais actuellement des poussées se produisent çà et là, notamment le long des rues de Leernes, de Beaulieusart d'une part ; de l'axe routier Charleroi-Mons d'autre part. Ce sont des maisons dites bourgeoises possédant souvent deux étages ; certaines ont des fonctions commerciales ou administratives.

L’âge des bâtiments est souvent fort avancé ; la plupart d’entre eux ont été construits avant 1920 ; nombreux sont ceux qui ne possèdent pas encore de salle de bain. Heureusement, la société locale « Le Foyer Fontainois a pu obtenir des crédits de la Société nationale du Logement pour l'érection de cités modernes ; quatre d'entre elles existent groupant 400 logements : la Cite des Résistants, créée en 1949 ; la Cité Vilez, créée en 1949 ; la Cité de Brouckère, créée en 1953 et enfin la Cité des Oiseaux, qui date de 1953.

Cette dernière possède deux buildings de dix étages, fournissant aux locataires des appartements pourvus d'un équipement moderne. Petit à petit, la ville tend à devenir une zone résidentielle à l'abri des fumées et des poussières du Pays Noir.

L'ENSEIGNEMENT:
Le réseau d'établissements scolaires prend une grande importance à Fontaine-l'Évêque. Près de 3.000 élèves fréquentent journellement les écoles locales; le corps professoral se compose d'environ 250 enseignants. Les bâtiments sont généralement spacieux et confortables ; l’augmentation du nombre d'élèves a toutefois nécessité, dans certaines écoles, l'érection de pavillons préfabriqués.

La ville possède cinq écoles gardiennes : au boulevard du Nord, rue P. Pastur, Croix-Favresse, Beaulieusart, Cité des Oiseaux ; une école primaire pour garçons au boulevard du Nord, une école primaire filles rue P. Pastur, des classes mixtes sur les Gaulx et à la Cité des Oiseaux. Elle dirige encore une école industrielle et commerciale et un institut communal pour jeunes filles (cours du jour et cours du soir).

L'Etat gère deux écoles moyennes : une pour garçons, située rue Despy et une pour filles, sise boulevard du Midi.

L’enseignement libre possède au centre de la ville, une école gardienne, primaire et secondaire pour filles, une école gardienne et primaire pour garçons, rue J. Despy et un institut technique pour jeunes gens au boulevard du Midi.

LES SERVICES PUBLICS:
Les services de l’Etat comprennent un tribunal de Justice de Paix, un Conseil de Prud'Homme, un bureau d'Enregistrement et des Domaines, un bureau des Accises, un bureau des Postes, une centrale téléphonique.

Les services administratifs de lu commune sont installés à l'Hôtel de Ville, à l'exception de la Commission d'Assistance Publique et de la Police qui sont établis au rez-de-chaussée du Palais de Justice. La ville dispose en plus d'un hôpital civil, d'une cité pour vieillards indigents, d'un pavillon de délassement pour pensionnés, d'une Maison de la Jeunesse, d'une bibliothèque, d'une plaine de jeux, d'une salle de gymnastique, d'une salle des fêtes, d'un cimetière avec une morgue et enfin du château de Fontaine qui deviendra prochainement hôtel de ville.

Deux œuvres nationales ont également une section installée elans les locaux communaux : l'Oeuvre Nationale de l'Enfance et la Croix-Rouge. La Ligue des Donneurs de Sang et la Croix-Rouge procèdent encore aux collectes de sang dans les bâtiments de la ville.

Les habitants de Fontaine-l’Évêque dsposent des services suivants : eau, gaz, électricité, téléphone, télégraphe, postes, collecte des immondices, égouttage, lutte contre l'incendie, protection civile.

LES SERVICES DE SANTÉ:
La ville possède six médecins, cinq pharmaciens, trois dentistes, plus quelques infirmières et accoucheuses. L'hôpital civil dispose de quarante lits et d'un service de consultations.

Un centre privé de médecine spécialisée est installé depuis peu, rue des Combattants ; un home privé pour vieillards existe à la rue de Forchies et une maison pour enfants abandonnés au Bois de Sapins.

La Cité Chavée, constituée de 36 petites maisoms, offre l'hospitalité aux plus déshérités des Fontainois.

L'INDUSTRIE:
La principale industrie reste celle des métaux ; toutefois, quelques autres métiers continuent à vivre ou même se sont nouvellement installés chez nous.

Pour le travail des métaux, le personnel se compose :

-- La Providence "Usine A" et "Usine B" : 533 personnes

-- Visseries et Tréfileries Réunies : 117 personnes

-- Clouteries Baudoux : 102 personnes

-- Arbed (Otlet) : 26 personnes

-- Chaudronnerie Duro : 15 personnes

-- Etablissements Honor : 25 personnes.

-- Pour l'extraction de la pierre, "Les Carrières Sténuick Frères" subsistent seules; elles se sont annexé un atelier de fabrication de perforatr ices destinées à l’abattage en masse des roches ; personnel occupé : 146 personnes.

-- Une nouvelle entreprise "Surschiste" s'est installée dans les locaux du charbonnage n° 2 et fabrique des briques avec les schistes des terrils; elle occupe un personnel de 87 unités.

-- La S. A. L’Heureux-Berger exploite une fabrique de cartonnage et d'étuis en métal et en carton ; elle occupe 55 ouvriers.

-- La S. A. des Produits Chimiques qui se spécialise de plus en plus dans la fabrication de couleurs, emploie 23 personnes.

A cela, il faut ajouter environ 200 artisans aux activités les plus variées : ateliers de réparation, mécaniciens, p1ombiers, zingueurs, poêliers, menuiseries mécaniques et vente de bois, garagistes, maçons, chiffonniers.

LE COMMERCE LOCAL:
Il faut le scinder en entreprises familiales et établissements occupant du personnel. Il domine particulièrement au centre de la ville : il est des plus divers.

Parmi les entreprises familiales, citons l'épicerie, la fromagerie, la boucherie, la boulangerie, la bonneterie, la chemiserie, la vente et la fabrication de vêtements, les débits de boissons et de tabac, la petite et la grosse quincaillerie, la vente de produits pétroliers, l'ameublement, la coiffure, la parfumerie, la maroquinerie, l'horlogerie, la bijouterie, les artides de luxe, la librairie-papeterie, la chapellerie, la vente de chaussures.

Parmi les entreprises à rayons multiples occupant du personnel, signalons les firmes Nopri, Mestdagh, Uniprix, Coop, ainsi qu'une agence de 1a Société Générale de Belgique et une de la Banque de Bruxelles.

Une association des commerçants fontainois s'efforce de valoriser le commerce local ; elle participe à tout ce qui peut développer le patrimoine folklorique de la ville et apporte son aide à bien des sociétés de chez nous.

L'AGRICULTURE:
Avec 6 l’hectares consacrés à l’agriculture, sur un total de 14 hectares, Fontaine-l’Évêque conserve une richesse agricole importante. Cinquante fermes se répartissent comme suit : 23 de moins de dix hectares, 16 de dix à vingt hectares, 7 de vingt à trente hectares et 4 de plus de trente hectares.

Trois cent trente hectares de prairies sont disséminés sur le territoire; l'emploi des clôtures avec fils de fer se généralise de plus en plus, parfois même avec fils électriques.

Deux cent quatre-vingt-cinq hectares sont consacrés aux céréales, légumineuses, pommes de terre, fourrages et betteraves.

Le cheptel 1967 se composait de : 966 bovidés, 541 porcs, 144 moutons, 44 chevaux, 1 chèvre ainsi qu'une basse-cour de 2.127 unités.

Le matériel agricole comprend : 31 tracteurs, 25 distributeurs, 24 machines à traire, 23 charrues à tracteur, 21 faucheuses, 20 semoirs de précision, 11 épandeurs de fumier, 5 moissonneuses-lieuses, 4 appareils de pulvérisation, 2 motoculteurs.

Fontaine-l'Évêque, malgré sa qualité de cité industrielle, peut se suffire à elle-même dans la production du lait. Les prairies forment une auréole au tour de la ville proprement dite ; elles sont parfois prolongées par des bois situés à la limite de notre territoire ; tels les bois de la Charbonnière, de l'Hougaerde, de Sapins.

LOISIRS ET DIVERTISSEMENTS:
Malgré la disparition, depuis la guerre, de nombreuses sociétés locales, un certain nombre de loisirs et de divertissements sont encore offerts à la population.

Pour les jeunes, existent : pendant les grandes vacances, une plaine de jeux sérieusement équipée ; durant toute l'année, une Maison communale de la ]eunesse et des Loisirs ainsi qu'une salle de gymnastique. A cela, il faut ajouter des sociétés sportives : football, basket, pelote, tennis, ping-pong, billard. Dans le domaine artistique, ne restent que l'Accordéonist'Club Fontainois et le Cerde dramatique socialiste. Quatre sociétés carnavalesques, trois de gilles et une de chinels, forment le folklore fontainois (dans lequel il y a lieu de signaler les quatre géants locaux dont la garde d'honneur est assurée par les enfants des écoles communales et libres). Enfin, une salle des fêtes, trois cinémas et quelques salles de danse donnent à la population des loisirs commercialisés.

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