Château Bivort

Le Château et ses origines

 ...sous la direction de l'architecte CADOR
  Le Château Bivort :
 

Origine du château primitif de Fontaine-l'Evêque: 13ème siècle.

Forme d'un carré défendu par 7 tours (existant jusqu'en 1744): un de forme carré

(le donjon), à droite de la 1ère porte d'entrée, au milieu de la base cours : 36 toises

(+/- 70 m c'est-à-dire 17,5 mètres de côté).

- Epaisseur des murs 3,25 m, selon les dires d'un ancien serviteur du château.

- Hauteur (idem) 120 marches 24 m + élévation de la charpente 8 m : total 32 m

- (idem) 1828 destruction de la tour carré utilisation de la mine pour une somme de 700 frs.

- Récupération d'une partie des pierres pour exhausser une des tours secondaire.

- Autrefois au centre de la ville, maintenant à une de ces extrémités (remparts en sont les preuves).

Agencement :

2 gros corps de logis, une cours carrée entourée de larges fossés secs. Il comporte 7 tours.

Destruction :

- Incendies : 1408 (guerre des Liégeois contre leur Prince Evêque).

- 1554 armée d'Henri II de cette époque reconstruction des bâtiments actuels sauf la Chapelle et les tours conservation des caractères du style de la renaissance.

- 1792-1794 : destruction par l'armée française.

Acquéreurs :

- Lefèbvre-Meuret.

- 1842 Gabriel Lecreps.

- 1849 Edouard Habart.

- 1864 Clément Bivort: à cette époque, l'immeuble, d'une étendue de 8 hectares comprenait un vaste bâtiment composé du corps de logis, la chapelle, les tours et les dépendances restant de construction plus importantes avec les grandes portes et les grilles d'entrée, l'avenue plantée, la cour avec ses pelouses, le bassin et plantation (jardins, potagers, terrain, pelouses et jardin d'agrément, canal, étang, clôt, pavillon, terrain planté et prairies).

Travaux de réparation:

- De 1672 à 1678 par Michel Luc Camille de Rodoan (porte d'entrée avec trace du pont levis), gris de l'avenue, façade de la Chapelle (style Louis XIV) ainsi l'enlèvement des meneaux des fenêtres, la disparition des gitages apparents des planchers et leurs remplacement par des plafonds plâtrés.

Construction du corps de cheminée, des trophées, du grand escalier orné de médaillons le tout dans le style Louis XVI (artistes soit français soit italiens).

-1869 par les soins de Bivort et sous la direction de l'architecte CADOR : la restauration du château n'est pas une restitution dans la complète acceptation du terme, c'est une réparation intelligent e et une sorte d'épuration qui a été faite. De plus, les différentes époques qui ont imprimé leur cachet aux diverses constructions rendait impossible l'application d'un style uniforme. C'est ainsi qu'on a conservé la plupart des appartements, leur décoration de style Louis XIV et à la façade de la chapelle son style Louis XVI tandis que les façades du château proprement dit datent de la renaissance : construites en moellons et pierres de taille, elles sont percées de fenêtres à meneaux récemment réédifiées.

Il existait à l'endroit au s'élève aujourd'hui le hall, une lourde construction datant du siècle dernier et dont les façades étaient en brique avec chaînes et angles en pierre de taille. La partie restante fut remaniée et transformée en un halle de style renaissance : cette salle est ornée d'une cheminée en grès provenant du Château de la Jonchière (voisin de celui de Fontaine).

Le manteau de cette cheminée est décoré de trois blasons sculptés (dont 2 entourés de couronne de feuillage en fort relief).

Les armoiries sont : celles, deux fois répétées, de Denis de la Jonchière (Seigneur de Leernes) : d'or à la face de gueule chargée de trois roues à six rayons d'argent. l'écu parti de Jonchière et de Hertoghe : cette famille portait écartelée aux 1 et 4 d'or aux rencontres de cerf de gueule et aux 2 et 3 d'argent à la face échiquetée de gueule d'or de deux traits (Denis de Jonchière avait en effet épousé Marie de Hertoghe) Elle est complétée sur les retours du manteau par des guirlandes en forme de médaillons renfermant des têtes d'empereurs romains.

Appartement de Bourrienne :

Ancien compagnon d'étude de Napoléon, devenu plus tard son secrétaire, c'est au Château de Fontaine qui écrivit ses mémoires le 01 mars 1829.

(au Château de Fontaine-l'Evêque - Royaume des Pays-Bas)

La Chapelle :

Date du XIII ème S, elle a du être érigée par l'Evêque Nicolas.

Elle est très vaste pour une chapelle castrale et se termine par un petit cœur , de nervures élégantes, éclairé par 2 fenêtres rouvertes aujourd'hui.

A droite, on distingue les traces de 2 fenêtres correspondantes, bouchées lorsqu'on éleva des bâtiments contre les murs de la chapelle.

La façade primitive qui tombait en ruine, fut démolie de 1672 à 1678 et remplacée par le style Louis XIV. On la décora des armoiries de la famille de Rodoan.

A la partie postérieure, au dessus du mur de clôture et immédiatement sous la corniche, se remarquent une porte et un escalier … ?

Restaurée en même temps que le Château par CADOR , et décorée ensuite de peintures dans le goût de la Ste chapelle de Paris par Charles ALBERT rendue au culte en 1872

Fin du 18èS, la Chapelle fut convertie en salle de bal : on a isolée le cœur par une cloison pour régularisée la salle dans laquelle on éleva une cheminée et que l'on décora de blasons des seigneurs de Fontaine et de plusieurs familles alliées. La cloche qui y était restée fut enlevée à la révolution française et transportée à Mons La Chapelle castrale constituait un bénéfice dont le titulaire percevait des dîmes, jouissait de rente et était exempté de maltôtes.

Chapelain Castraux :

- Maître Thiery Charet (1559).

- Jean Deschamps (mort vers 1625).

- Grégoire Le Maître : grand clerc de St Christophe (mort vers 1767).

- Soupart cité en 1790.

Le Chapelain Castral payait au 13ème siècle, à l'Eglise.


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