Musée du gazomètre

Le gazomètre

 
 
L'industrie gazière
  Le musée du gazomètre :
 

Production et distribution du gaz de houille 

La distillation (opération qui consiste à débarrasser un corps solide de ses composants gazeux ) de la houille à haute température en vase clos produit du coke et du gaz.

Cette distillation s'est d'abord faite dans des creusets « sorte de cylindre en fonte ».

Puis le creuset s'est mué en une cornue ( vase à col étroit et courbé) d'abord inclinée puis horizontale avec tête, couvercle et tuyau montant.

Pour augmenter la production et le rendement, on est amené à protéger le métal au moyen de canaux réfractaires.

Vers 1830, on adapte résolument les cornues réfractaires, celles-ci doivent être amenées à très haute température et les cornues doivent atteindre une couleur cerise.

Au sortir des cornues, le gaz possède un pouvoir éclairant extrêmement faible : il est nécessaire de lui faire subir une épuration physique et chimique, de façon à enlever les produits liquéfiables (huiles, goudrons) et des gaz (acide sulfurique, ammoniaque) qui diminueraient son pouvoir éclairant et vicieraient l'atmosphère.

Une fois épuré, le gaz se répand dans un vaste réservoir appelé « gazomètre ». Des conduites de distribution le transportent aux lieux de consommation. En partant d'une tonne de houille, on obtient :

400 à 420 m³ de gaz à 4.250 cal.

Les sous produits vont donner naissance à toute une série d'activités annexes :

Le goudron : construction de revêtement de route

Du benzol : benzine, xyleen

L'ammoniaque: engrais

Le souffre:cellulose, caoutchouc

Et plus ou moins plus de trois cents produits divers ( tel que la naphtaline, graphite, huile colorant, solvant, etc …) Et plus ou moins plus de trois cents produits divers ( tel que la naphtaline, graphite, huile colorant, solvant, etc …)

Les cloches.

A l'origine, tous les gazomètres étaient du type « à cloche suspendue » ; ce n'est que progressivement, au fur et à mesure de l'accroissement des volumes de gaz exploités, que ce système fut abandonné pour être remplacé par un « type » dit «à mouvement libre».

Les premières cloches étaient essentiellement constituées par une carcasse ou charpente en bois recouverte de tôle ( fer, cuivre, zinc) de faible épaisseur; au centre de la calotte, fixée au droit de la membrure en bois (forte pièce en bois ou métal servant de point d'appui à une charpente ou à un assemblage de pièces ajustées), un ou deux anneaux extérieurs servaient d'attache aux chaînes des contrepoids.

Le guidage des cloches était complété par la présence de galets fixés sur la margelle(rebord en pierre bleue).

En raison de l'inégalité entre la production et la consommation du gaz, un organe intermédiaire est indispensable : c'est le gazomètre (N°2).

Lorsque la cloche est vide, la cloche repose sur le fond du bassin ; elle se soulève au fur et à mesure de l'arrivée du gaz produit par le four de distillation.

Le premier gazomètre de Fontaine l'Evêque a été conçu suivant ce qui vient d'être dit avec la cuve exécutée en partie au-dessus d'un sol de type mixte ( moellons - maçonnerie).

Les fonds de cuve étaient réalisés le plus souvent en béton damé par couches. Ces cloches atteignent parfois une épaisseur d'un mètre.

A Fontaine l'Evêque, au centre du radier de la cuve, un tronc de cône en maçonnerie supporte les canalisations d'amenée et de départ du gaz. Ce tronc de cône permet également de réduire le volume d'eau nécessaire.

Monographie des Gazomètres.

A l'origine de la fabrication du gaz de houille destiné à l'alimentation des particuliers ou des petits industriels, les gazomètres étaient logés à l'intérieur des bâtiments, donc protégés des effets des éléments extérieurs.

Quelques années plus tard, malgré l'avis des spécialistes, il restait, dans l'esprit de la plupart des profanes, l'idée bien arrêtée de la nécessité d'entourer les gazomètres d'un abri, destiné cette fois à limiter les dégâts susceptibles d'être provoqués par un incident quelconque.

 

Le Gazomètre.

Le 27 septembre 1827, un arrêté Royal de Guillaume 1er, Roi des Pays-Bas, autorise l'arquebusier - mécanicien Pierre-Camille MONTIGNY à monter dans son atelier, un appareil pour l'éclairage par le gaz de houille et « procurer cet avantage aux particuliers qui pourraient en demander ». Cette autorisation place Fontaine-l'Evêque dans les 3 premières villes de Belgique à l'avoir obtenue : la 1ère était Bruxelles et l'autre Gand. P.C. MONTIGNY réalisa lui-même la conception de l'ouvrage avec l'aide financière du banquier AUDENT.


La Ville de Fontaine-l'Evêque prit la décision de restaurer le Gazomètre, fleuron de l'archéologie industrielle de notre région, et, avec l'aide de la société Electrabel ainsi que dans le cadre d'un financement des fonds structurels du FEDER (Objectif I) les travaux furent terminés et permirent l'inauguration de ce bâtiment exceptionnel le samedi 11 septembre 1999.

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