Musée de la mine
La mine
D'abord, par ses seigneurs Nicolas de Fontaine et Baudouin de Henin qui furent les premiers exploitants en compagnie des abbayes, des «carbenières » dans le pays de Charleroi (1251) et du Borinage (1283). Les Rodoan de Fontaine (1804) et de nombreux bourgeois de la ville sont souvent repris dans les archives comme «parchonniers » dans les «cayats » exploités dés 1756 au moins à Fontaine-L'Evêque et 1782 à Forchies-la-Marche . Au cours du XIXème, la Société de Monceau- Fontaine (1836) et celle des Houillères de Fontaine-L'Evêque (1866) se partageaient les « concessions » des environs ( Leernes, Landelies , Beaulieusart, Gozèe,etc…) , quatre puits furent en activité sur l'entité actuelle. Face aux techniques sans cesse améliorées, pour la production intensive, aux dangers supplémentaires que cela représentait, surtout pour les travailleurs immigrés qui, pour la plupart, ne connaissaient rien de la mine, un «écolage » s'avéra être une réponse pertinente. Ecole industrielle, Direction des charbonnages et Administration communale unirent leurs efforts pour créer un atelier pédagogique spécifique à la mine et, en tous les cas, le plus proche possible de la réalité. Professeurs, ingénieurs et mineurs réussirent l'exploit de reconstituer la mine dans une galerie souterraine du château seigneurial, acquis par la ville, et d'y développer toutes les situations de travail d'un mineur de fond, à une profondeur de + ou - 20 mètres, au long d'un «bouveau » de 70 mètres. Tout l'outillage adéquat fut ici rassemblé, ainsi que les engins en état de marche (panzer répartiteur avec voie, convoyeur à courroie, pelleteuse, perforateur etc…). Y figure également, le châssis à molettes miniaturisé de l'exposition universelle de 1958. Cette réalisation, unique en son genre, fut tellement bien conçue qu'elle suscita subséquemment admiration et curiosité. C'est ainsi, suite à la fermeture du dernier puits de Fontaine-l'Evêque, en 1964, que quelques bénévoles, fiers de leur passé minier, assurèrent la pérennité du lieu en le transformant en musée (1968). Les difficultés d'un entretien coûteux apparurent et le musée fut plusieurs fois rendu statistique avant 1974 et en 1991. Rénové depuis lors, selon les conseils de l'amical des mineurs des charbonnages de Wallonie, et mieux adapté aux visites, il constitue, particulièrement pour les enfants, l'occasion de se familiariser avec le vocabulaire de la mine tout en s'enrichissant d'un aspect important de notre patrimoine industriel. |

